Société

Droits de l'homme : retour à l'essentiel
By XIA YUANYUAN, membre de la rédaction | La Chine au présent | Updated: 2026-07-01 16:52:00

Un parc de loisirs à Urumqi (Xinjiang), le 17 août 2024 

Alors que le terme « droits de l’homme » résonne tel un leitmotiv sur la scène politique internationale, contribue-t-il réellement à l’épanouissement de chacun ? C’est la question cruciale que notre époque doit affronter. Récemment, plusieurs dialogues internationaux – notamment le Forum 2026 sur la gouvernance mondiale des droits de l’homme tenu à Beijing et le Séminaire Chine-Europe sur les droits de l’homme à Paris, marquant le 40e anniversaire de l’adoption de la Déclaration sur le droit au développement – ont offert une occasion précieuse de se pencher sur le sujet.

Force est de constater que le discours international actuel sur les droits de l’homme souffre d’une forme d’instrumentalisation. Certains acteurs, se posant en seuls arbitres légitimes, prétendent juger l’ensemble des civilisations à l’aune d’une interprétation unique de ces droits, les transformant en leviers géopolitiques ou en prétextes à l’ingérence. Loin de servir le progrès humain, cette approche exacerbe les clivages et nourrit les antagonismes mondiaux.

Dès lors, quelle direction la gouvernance mondiale des droits de l’homme doit-elle emprunter ? La réponse ne réside pas dans la surenchère de slogans, mais dans un retour à l’essentiel : placer les besoins vitaux des peuples au cœur des priorités.

Forte de son expérience des dernières décennies, la Chine défend une vision limpide : le progrès des droits de l’homme doit se traduire par une amélioration tangible de la vie des populations. Pour la grande majorité des pays en développement, le droit à la survie et le droit au développement constituent le socle même de la dignité humaine. L’éradication de la pauvreté, l’accès universel à l’éducation et aux soins médicaux, ainsi que l’amélioration continue du niveau de vie forment le terrain fertile où peuvent s’épanouir tous les droits.

Appliquée à la gouvernance mondiale, cette logique souligne deux impératifs : la sécurité et la coopération. La sécurité est la condition sine qua non de l’exercice de tout droit. Par conséquent, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, ainsi que l’adhésion au principe de non-ingérence sont les fondements essentiels pour maintenir la stabilité de l’ordre international et assurer la réalisation des droits de l’homme. Permettre à chaque pays de forger son propre modèle de développement, en accord avec ses réalités nationales, n’est pas seulement un attribut de sa souveraineté, c’est la garantie d’un développement stable et durable de la cause des droits de l’homme.

Quant à la coopération, elle constitue le chemin le plus fécond pour faire avancer la cause de ces droits. La conception des droits de l’homme est d’autant plus riche qu’elle est diverse, et il n’existe pas de modèle universel transposable partout dans le monde. L’avenir réside dans le dialogue pour surmonter les divergences et dans l’échange pour renforcer la compréhension. À titre d’exemple, le récent Séminaire Chine-

Europe sur les droits de l’homme a démontré que même en présence de désaccords, maintenir la communication reste la seule voie pour renforcer la confiance et dissiper les doutes. Cela ouvre de vastes perspectives de coopération pour explorer des questions émergentes comme le « droit à l’environnement » ou le « droit à la santé ».

En définitive, les droits de l’homme sont une cause commune à toute l’humanité. Pour que la gouvernance mondiale des droits de l’homme évolue vers un futur plus équitable, juste, raisonnable et inclusif, nous avons besoin de sincérité plutôt que d’arrogance et d’engagements concrets plutôt que de slogans creux.

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